Chine

Censure massive de sites étrangers, espionnage des cyberdissidents, utilisation des réseaux sociaux au service de la propagande, “autodafés numériques” de sites ouïghours, la Chine reste l’un des Etats qui ont mis en place les systèmes de censure et de surveillance du Net les plus sophistiqués au monde. L’ensemble des outils mis en place pour filtrer et surveiller Internet en Chine est connu sous le nom de « Great Firewall of China ». Lancé en 2003, ce système permet de filtrer l’accès aux sites étrangers, de bloquer des mots clés tels que « droits de l’homme », « Tian’anmen » ou « Liu Xiaobo ». Des moyens de surveillance sont intégrés dans les réseaux sociaux chinois ou services de chat (Sina Weibo QQ) et de VoIP. Les entreprises privées sont directement chargées par les autorités chinoises d’assurer la censure sur leur réseau. Dans certaines régions du Tibet et du Xinjiang, la vitesse de débit du Web serait plus de deux fois plus lente que dans les grandes villes côtières. Pourtant, la croissance fulgurante du Web participatif, et ses effets sur les débats sociaux et politiques, complique chaque jour un peu plus la tâche des censeurs. L’intensification du contrôle et de la répression à l’encontre des net-citoyens et de leurs outils en ligne est symptomatique de la nervosité du régime.

La Chine est classée 175ème sur 180 pays au Classement mondial de la liberté de la presse 2015 de Reporters sans frontières.