Cuba

A Cuba, l’accès à Internet demeure restreint en raison de son coût prohibitif et reste extrêmement contrôlé. Les autorités invoquent fréquemment l’embargo américain pour justifier le faible taux de pénétration d’Internet sur l’île mais l’activation du câble à fibre optique vénézuelien ALBA-1 démontre une volonté politique des autorités de contrôler le réseau. Très peu de journalistes et de blogueurs cubains indépendants peuvent donc être lus dans le pays. Il est difficile pour ces derniers comme ceux d’Hablemos Press de se rendre dans des cybercafés ou dans des hôtels pour actualiser leurs sites car les connections sont trop lentes et leurs comptes souvent piratés. Ils sont contraints de se rendre dans des sièges diplomatiques pour avoir accès à Internet. Depuis les ambassades, ils postent leurs écrits sur des sites hébergés à l’étranger. Constamment harcelés par les autorités, ils se retrouvent sous la surveillance d’agents qui sillonnent les rues et n’hésitent pas à effacer les informations en leur possession, les menaçant de les arrêter voire de les incarcérer.

Dernier pays de la zone Amériques, Cuba est 169ème sur 180 pays au Classement mondial de la liberté de la presse 2015 établi par Reporters sans frontières.