Émirats arabes unis

Aux Émirats arabes unis, c’est l’Autorité de régulation des télécommunications (TRA) qui décide des informations qui peuvent ou non être publiées sur le Web émirati. La liste des sites bloqués est longue ; celle des critères sur lesquels s’appuie le blocage des contenus l’est tout autant : “contraires à l’éthique et la morale”, “expressions d’une haine des religions”, “risque direct ou indirect pour les internautes”… Qu’ils rapportent des faits ou interrogent l’ordre établi, les médias ont finalement peu de chance d’être lus depuis les Émirats. Et lorsqu’elle le juge nécessaire, la justice n’hésite pas à condamner lourdement. En novembre 2014, le net-citoyen Oussama al-Najjar est condamné à trois ans de prison et à une lourde amende pour s’être exprimé sur Twitter sur la torture infligée aux prisonniers dans les Émirats. Arrêté sans aucun motif officiel, il sera à son tour torturé pendant quatre jours puis condamné, notamment pour offense à l’Etat, incitation à la haine et à la violence et diffusion de fausses informations.

Les Émirats arabes unis sont classés 120ème sur 180 pays au Classement mondial de la liberté de la presse 2015 de Reporters sans frontières.