Russie

Hier encore plutôt libre, la Toile russe est largement reprise en main depuis le retour de Vladimir Poutine au Kremlin, en 2012. Internet avait joué un rôle crucial dans le vaste mouvement de protestation qui avait secoué le pays au cours des mois précédents, et le soulèvement de Maïdan n’a fait que renforcer la paranoïa des autorités. Créée en 2012 au nom de la “protection de l’enfance”, la liste noire des sites internet bloqués ne cesse de s’élargir. Depuis février 2014, les sites supposés relayer des “appels à participer à des manifestations non autorisées” peuvent être bloqués sans décision de justice. Ce qui a valu aux sites d’information Grani.ru, EJ.ru et Kasparov.ru d’être rendus inaccessibles un mois et demi plus tard. Depuis l’été 2014, les blogueurs influents sont tenus de s’enregistrer sous leur vrai nom et soumis à des obligations voisines de celles des médias. Ils sont désormais pénalement responsables des commentaires déposés sur leurs sites.

La Russie est classée 152ème sur 180 pays au Classement mondial de la liberté de la presse 2015 de Reporters sans frontières.