Iran

Bien que l’Iran travaille toujours à la mise en place d’un Internet national (Internet halal), les autorités continuent de développer les infrastructures internet dans le pays, pour des raisons économiques. D’après les chiffres officiels, avec un taux de pénétration Internet de 49,13% et 36 millions d’internautes, l’Iran est l’un des pays les plus connectés de la région. Ainsi, au cours de l’année dernière, l’importation des matériels informatiques et des téléphones portables en provenance de Chine (2 320 632 968) et des Emirats arabes unis (1 590 540 625) s’élevait à plus trois milliards de dollars, selon les chiffres officiels de la chambre de commerce de Téhéran. De très nombreux sites d’information, pour la plupart proches des réformateurs mais même des médias conservateurs sont bloqués. Les raisons invoquées sont souvent les mêmes : publicité contre le régime, publication immorale, atteintes à la sécurité nationale ou insulte envers le sacré . Des objectifs avant tout politiques : pour rappel, il est plus facile en Iran d’accéder à du contenu pornographique qu’à des sites d’information indépendants. Selon les information publiées par les médias officiels du régime, à ce jour plus de 50 net-citoyens ont été arrêtés, une vingtaine a été condamnée à des peines allant de un à huit ans de prison ferme. Ces arrestations sont principalement le fait des Gardiens de la révolution avec lesquels la justice iranienne, à la solde du Guide Suprême Ali Khamenei, collabore.

L’Iran est classé 173ème sur 180 pays au Classement mondial de la liberté de la presse 2015 de Reporters sans frontières.