Archives pour la catégorie Ennemis d’Internet

Syrie : La traque en ligne, une affaire de famille

Syrian Telecommunications Establishment (STE), Syrian Computer Society (SCS)

Dès mars 2011, le régime de Bachar Al-Assad a violemment réprimé les rassemblements pacifiques appelant à des réformes démocratiques et renforcé son contrôle sur l’information, en ligne et hors ligne. La mainmise de la famille Al-Assad sur les infrastructures permet par exemple de réduire le débit d’Internet pour ralentir la diffusion d’images sur ces manifestations et leur répression. Avec l’aide des unités spécialisées au sein des différents services de sécurité, le pouvoir utilise un véritable arsenal pour surveiller la Toile et traquer activistes et dissidents.

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Emirats Arabes Unis : la traque aux « cybercriminels »

L’Autorité de régulation des télécommunications (TRA) et les Unités de lutte contre la cybercriminalité

Se sentant menacé, le gouvernement émirati a profité du contexte politique tendu en 2011 pour renforcer son contrôle sur l’information et les communications. En 2013, il a imposé un black-out autour du procès des 94 Emiratis accusés de conspiration et de liens avec le parti Al-Islah, affilié aux Frères musulmans. Seuls quelques médias nationaux ont pu assister aux audiences et deux net-citoyens ont été condamnés pour avoir tweeté des informations.

L’Autorité de régulation des télécommunications (TRA) et les Unités de lutte contre la cybercriminalité coordonnent leurs efforts pour surveiller et censurer Internet. Fin 2012, une loi sur la cybercriminalité est venue renforcer le dispositif répressif dans un pays où l’autorité judiciaire est totalement soumise au pouvoir politique.

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Bahrein : pas de printemps pour Internet

Ministère de l’Intérieur – Appareil de sécurité nationale

Trois ans après le début du soulèvement populaire qui a ébranlé le pays, la monarchie bahreïnie s’emploie à museler tous ceux qui exigent réformes démocratiques et respect des droits de l’homme. Alors qu’Internet est devenu l’espace privilégié des Bahreïnis pour échanger des informations et exprimer leurs revendications, les autorités perfectionnent sans cesse leurs outils et leurs méthodes de surveillance et de censure de la Toile pour contenir les voix dissidentes et soigner l’image du pays à l’extérieur. Deux institutions sont à la manœuvre : le ministère de l’Intérieur et l’Appareil de sécurité nationale (National Security Apparatus, NSA).

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Turkménistan­ : trou noir de l’information

TurkmenTelekom

L’étendue de la censure d’Internet au Turkménistan ne fait que confirmer la nature hautement despotique et paranoïaque du régime en place. Les grandes promesses du président Gourbangouly Berdymoukhamedov, dit Arkagad (père protecteur), en faveur du développement du Web restent pour l’instant lettre morte et ne se sont traduites par aucune amélioration des libertés en ligne.

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Ouzbékistan : bienvenue dans l’e-tyrannie

La Commission d’experts sur l’information et les communications de masse

Depuis la répression dans le sang des émeutes d’Andijan en 2005, le régime autocratique d’Islam Karimov a tout fait pour étendre à Internet le contrôle absolu qu’il exerçait sur les médias traditionnels. Il s’est progressivement doté de structures institutionnelles, d’instruments législatifs et de technologies d’avant-garde pour s’assurer que la Toile ne mette pas son pouvoir en péril. Lire la suite

Bélarus : une machinerie liberticide

Le Centre opérationnel et analytique (OAC)

Au Bélarus, où règnent autocensure et censure des médias traditionnels, Internet est le principal bastion de la liberté d’information. Mais les autorités se sont dotées depuis 2008 d’un vaste arsenal technologique, administratif et législatif pour mettre la Toile sous contrôle. Lire la suite

Cuba : viva l’Internet (pas) libre !

Le ministère de l’Informatique et des Communications

Le déblocage de quelques sites Web et l’arrivée de la fibre optique via le câble sous-marin ALBA-1 en provenance du Venezuela ont apporté des lueurs d’espoir, mais Cuba continue d’empêcher la grande majorité de sa population d’avoir libre accès à Internet. Le régime castriste a développé un modèle de contrôle original basé sur l’existence d’un Intranet local, des coûts d’accès particulièrement élevés et des institutions gouvernementales omniprésentes.

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Salons d’armement : les dealers de la surveillance

Technology Against Crime (TAC)

Milipol

ISS World  (Intelligence Support System for Lawful Interception, Criminal Investigation and Intelligence Gathering)

En 2012, Reporters sans frontières dénonçait dans un Rapport sur la surveillance plusieurs entreprises occidentales coupables d’avoir vendu des technologies de surveillance à des gouvernements connus pour leurs dérives liberticides. En 2013, ces mêmes technologies se retrouvaient sur les stands des salons d’armement où se rencontrent industriels et représentants de gouvernements venus des quatre coins du monde.

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Soudan : carton plein pour la censure

Le Service national de la Sûreté et du Renseignement (NISS), l’Unité de cyber-jihad (Cyber Jihad Unit) et la Société nationale des télécommunications (NTC)

Le régime d’Omar el-Béchir tient le Soudan d’une main de fer depuis 25 ans. Face au développement des nouvelles technologies, marqué par une croissance du taux de pénétration d’Internet (17 % de la population en 2012), les méthodes de contrôle et de répression de Khartoum ont dû elles aussi évoluer.

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Ethiopie : tous pouvoirs en ligne

L’Agence de sécurité des réseaux d’information (the Information Network Security Agency , INSA)

Crée en 2011 et renforcée en 2013, l’INSA, dont la devise est « Un cyber sécurisé pour la paix, le développement et la démocratie » (sic), est à la pointe de la stratégie de contrôle et de censure du gouvernement éthiopien. Présentée comme l’ultime rempart de la sécurité nationale, son véritable rôle consiste à traquer les dissidents et les sites d’information indépendants grâce à l’usage agressif de logiciels espions.

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