Archives pour la catégorie Ennemis d’Internet

Russie : la verticale du contrôle

Le FSB (Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie)

A l’occasion des Jeux olympiques de Sotchi, le monde a largement découvert l’existence du redoutable système de surveillance russe : SORM. Depuis 2000, le pouvoir instrumentalise la question sécuritaire pour accroître la censure et la surveillance du web, qui reste l’un des principaux espaces d’information indépendante. Cette tendance s’est nettement accentuée depuis 2012, au lendemain des manifestations massives contre le retour au Kremlin de Vladimir Poutine.

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Iran : Les ayatollahs du cyberespace

Conseil suprême du cyberespace

Filtrage, mainmise sur les fournisseurs d’accès à Internet, interception de communications, cyber-attaques et emprisonnement de blogueurs et net-citoyens sont des pratiques courantes en Iran. Trois institutions sont chargées de mettre en oeuvre la politique répressive au sein du pays : le Conseil suprême du cyberespace, le Groupe de travail de détermination des contenus criminels et les Gardiens de la révolution.

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Pakistan : La censure instrumentalisée

Autorité des Télécommunications du Pakistan (PTA)

En février 2012, le ministère des Technologies de l’information pakistanais lançait un appel d’offres destiné au déploiement d’un système de filtrage national du Net s’inspirant de la grande muraille électronique chinoise. Cette volonté des autorités de limiter la liberté d’accès à l’information en ligne s’est confirmée en septembre 2012, lorsque les internautes se sont vus interdire l’accès à l’intégralité de la plate-forme de vidéo YouTube, en réaction à la publication du « film » L’Innocence des musulmans, jugé blasphématoire. Actuellement, entre 20 000 et 40 000 sites seraient bloqués, du fait de l’Autorité des Télécommunications du Pakistan (PTA), principal organe de régulation du Web, étroitement contrôlé par le gouvernement et l’armée.

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Vietnam : l’Internationale des blogueurs

Ministère de l’Information et des Communications

Le pouvoir vietnamien ne tolère aucun débat politique en ligne et musèle sans pitié blogueurs et cyberdissidents qui osent remettre en question sa légitimité ou sa politique interne. Pour contrôler l’information en ligne, il a déployé une force de frappe judiciaire, administrative et technologique, centrée sur le Ministère de l’Information et des Communications. Même si les autorités et la justice ne se privent pas d’abuser des articles 88 et 79 du code pénal pour emprisonner les acteurs de l’information, le MIC conduit sa propre politique de censure du Net, de plus en plus écrasante et minutieuse.

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Inde : Big brother en marche

Centre de développement des télématiques

Les autorités indiennes ne se sont pas jointes à la vague d’indignation qui a suivi les révélations d’Edward Snowden sur la NSA. Et pour cause. New-Delhi dispose d’un système de surveillance de très grande ampleur, renforcé depuis les attentats de Bombay en 2008 : le Central Monitoring System, CMS. Développé par le Centre de développement des télématiques (Centre for Development of Telematics, C-DOT), il permet un accès direct, illimité et en temps réel à tous types de communications électroniques sans avoir besoin de passer par les fournisseurs d’accès à Internet. Lire la suite

Chine : la Grande Muraille électronique à son apogée

Bureau d’État de l’information sur Internet (SIIO), Bureau de l’Information du Conseil des affaires d’État (SCIO)

Très tôt, les dirigeants chinois ont découvert que, plus qu’un instrument de liberté d’expression, Internet représentait un véritable défi politique. Pour justifier la mise en place d’une lourde censure et de la surveillance systématique des internautes du pays, ils mettent donc en avant la nécessité d’assurer au pays stabilité et harmonie. Dans les faits, l’Internet chinois est l’un des plus fortement réglementés au monde. Il reste cependant un vecteur privilégié de la circulation de l’information.

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Corée du Nord : Internet parano

Agence centrale de l’information scientifique et technologique

La Corée du Nord est l’un des rares pays au monde où, pour juger de la censure, il faut se contenter d’observer ce qui est visible en ligne. Le pays n’est pas véritablement relié à Internet et les autorités continuent de maintenir soigneusement la grande majorité de la population à l’écart du monde, et même de l’intranet national. Développé par l’Agence centrale de l’information scientifique et technologique (CSTIA), cet intranet très limité et contrôlé ne vise aucunement à informer la population mais seulement à diffuser l’idéologie officielle et à renforcer les compétences techniques de ceux qui œuvrent pour la patrie. Pour parfaire cette chape de plomb, des unités spéciales, dont le « Groupe 109 » et le « Département 27 », sont chargées de la traque physique des appareils numériques en provenance de l’étranger.

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États-Unis : la NSA, symbole des dérives des services de renseignement

National Security Agency (NSA)

En juin 2013, Edward Snowden révèle les pratiques de surveillance massive des services de renseignement américains et britanniques. Cet informaticien, qui travaille pour un sous-traitant du gouvernement et a accès à des documents confidentiels, va aussi exposer une surveillance plus ciblée : l’espionnage des télécommunications de chefs d’État et de corps diplomatique de pays alliés. La société civile, les gouvernements et les instances internationales confrontent l’administration Obama à mesure que The Guardian et The Washington Post révèlent l’étendue de la surveillance déployée. L’acteur principal de cette surveillance massive, la plus si secrète National Security Agency (NSA), est devenu le symbole d’une dérive excessive des services de renseignement dans le monde après les révélations d’Edward Snowden. Dans une contexte de pressions sur les sources des acteurs de l’information qui s’intéressent de trop près à la sécurité nationale.

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L’Arabie saoudite : la Mecque du blocage

La CITC (Communication and Information Technology Commission) et l’ISU (Unité des services d’Internet)

La surveillance et la censure de la Toile, implacables depuis des années dans le Royaume wahhabite, se sont intensifiées avec les soulèvements populaires dans les pays arabes en 2011, réduisant à une peau de chagrin le seul espace de liberté pour les opinions et informations non officielles. Dernière cible des autorités depuis décembre 2013 : la plateforme de vidéos YouTube. Six mois plus tôt, l’accès au service Viber avait été coupé.

A Riyad, les principaux Ennemis d’Internet sont la Commission en charge des communications et des technologies de l’information et l’Unité des services d’Internet. Loin de s’en cacher, elles assument leur choix de censure et revendiquent le blocage d’environ 400 000 sites.

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Le Royaume-Uni : champion du monde de la surveillance

Government Communications Headquarters (GCHQ)

« Ils sont pires que les Etats-Unis » – Edward Snowden

Les pratiques de surveillance généralisée des gouvernements britannique et américain, révélées par Edward Snowden en juin 2013, ont placé le Government Communications Headquarters (GCHQ), l’agence de renseignements britannique spécialisée dans les télécommunications, et son homologue américaine, la National Security Agency (NSA), au cœur d’un scandale planétaire. Dans le cadre du projet « Mastering the Internet », le GCHQ a développé la plus grosse capacité d’interception de données au monde. Avec la NSA, il s’est même affranchi des barrières légales pour procéder à une surveillance massive de près d’un quart des télécommunications mondiales.

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